Euthanasie ou la mort préméditée

OPINION : Les jeux sont faits....les recommandations contenues dans un rapport de 180 pages de la Commission parlementaire du Québec, qui travaille, depuis deux ans, sur le projet de loi de légalisation de l'euthanasie ciblée, pour maladies graves incurables, viennent d'être déposées, auprès du gouvernement Péquiste, avec une échéance souhaitée, au plus tard, en juin 2013. Elle rejette toutefois la légalisation du suicide assisté qui demeurera une offense criminelle. Une consultation restreinte de la population, auprès de citoyens et une trentaine d'experts en tous genres.

Un référendum aurait pu être une solution acceptable, pour un débat de société, de la plus haute importance. On a préféré banaliser le dossier afin d'éviter de faire des vagues et même les médias sont restés indifférents au débat, plus enclins à s'enflammer, dans les coulisses de la Commission Charbonneau. La corruption étant une couverture médiatique plus rentable que celle de l'euthanasie.

Même si les derniers sondages sont favorables à la légalisation de l'euthanasie, dans une proportion de 70% à 80%, il en demeure pas moins que l'ensemble de la population est indifférente à ce débat qui touche seulement les autres mais pas soi. Au Québec, nous vivons dans une société trop permissive pour ses minorités ce qui fait dire, à tort, aux européens, que nous sommes une société avancée.

Le projet de loi sur la légalisation de l'euthanasie concerne une minorité et, comme bien d'autres projets, on légifère pour un groupe de personnes et non pour la majorité. Alors pourquoi s'en préoccuper....Dans une tentative de camoufler quelque peu la réalité des choses, la Commission parlementaire a peur des mots et pour éviter d'utiliser le terme euthanasie qui vient du grec eu (bien) et thanatos (mort), elle préfère cette désignation « aide médicale à mourir», qui ouvre la porte à une multitude de contradictions éthiques profondes et irréconciliables. Encore aujourd'hui, dans les hôpitaux, les médecins et infirmières, en respect avec leur code d'éthique doivent fournir une aide médicale à guérir et non à mourir, quelle que soit la gravité de la maladie.

Avec ce projet de loi, ils devront, avec leurs fédérations, réviser les statuts de leur code d'éthique. Cela se fera-t-il en toute harmonie? J'en doute.... Après avoir accepté toutes les autres formes d'euthanasie, comme l'exécution judiciaire d'un condamné à mort ou bien l'euthanasie animale pour satisfaire notre consommation de viande et pour nos animaux domestiques, le pas à franchir vers l'euthanasie humaine des malades devient trop facile...même si, dans le milieu hospitalier, on pratique déjà une «euthanasie passive» avec les soins palliatifs dont la pratique souvent abusive de dosage de sédatifs puissants contre la douleur, amène le patient vers une mort certaine, en quelques jours, dans un état de semi conscience... Car, nous évoluons dans un monde où la souffrance doit être bannie, à n'importe quel prix.

Alors l'euthanasie, pour un diagnostic de maladie grave, sans espoir de guérison, sera la solution finale, immédiate et sans retour en arrière, soit à l'hôpital soit à la maison. La décision sera, en première ligne, sur les épaules du patient qui devra faire confiance au diagnostic de deux médecins et celle-ci pourra être consignée par écrit ou par acte notarié. L'euthanasie deviendra alors une mort préméditée qui, contrairement à ce qu'affirme la commission, n'est pas mourir dans la dignité. Il n'y a vraiment rien de digne dans cette approche radicale et définitive.

Pour certains, cela pourrait être une façon barbare de finir sa vie, sans aucune considération religieuse et philosophique. D'ailleurs, quelle sera la position de l'église catholique, face à ce projet? Verra-t-on sur nos cartes d'assurance-maladie, comme pour les dons d'organes, une case à cocher à l'avance pour l'euthanasie? Entre la vie et la mort, on choisira la mort sur le dernier espoir de vie...

En conclusion, j'aimerais vous laisser méditer sur ce cri du cœur de Margaret Somerville, professeur titulaire de droit et de médecine de l'Université McGill, extrait de son mémoire déposé à la commission : «consultation des experts»:« Nous devons également démontrer qu'il existe de solides arguments laïques contre l'euthanasie, par exemple, que la légalisation porterait atteinte à la valeur sociale commune très importante du respect de la vie et modifierait le principe fondamental qui veut que nous ne devons pas enlever la vie à un autre être humain».

 

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